l-inconnu
 

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Chap 8 : Mandalore L'Inconnu !

-3959, En approche de Dxun

L’Inconnu savait que ses armes étaient en parfait état, mais le fait de procéder à leur entretien lui apportait une tranquillité d’esprit dont il avait bien besoin en ce moment.

Le vaisseau, secoué de toute part par son entrée dans l’atmosphère, était dirigé d’une main de maitre par le pilote Zabrak, il fallait bien le reconnaitre. A sa droite, le mercenaire dormait, ou feignait de dormir, donnant l’impression que tout cela n’était qu’une simple routine. Quant au Jedi … eh bien il agissait en tant que tel, un mélange de sérénité et d’indifférence.

Dxun ! Cela allait être sa quatrième visite en quatre ans, cette lune lui collait à la peau ! Il avait prévu de revenir, conformément aux plans fixés ... mais pas avec six mois d’avance ! Il en serait quitte pour une cinquième visite d’içi la fin de l’année ...

La première fois c’était bien sûr lors de l'invasion, quelques mois avant l’attaque des colonies Zabrak. A cette époque, il n’y avait pas grand-chose qui résistait aux conquêtes Mandaloriennes et Onderon et ses satellites n’avait pas fait exception. Sans parler du fait que le précédent Mandalore était tombé ici, ce qui avait galvanisé les troupes ! Et puis il faut bien dire que la jungle est un environnement propice aux bêtes sauvages, ce qu’ils étaient déjà tous devenus, bien avant la sinistre épidémie survenue sur Jebble.

Deux années plus tard, il était de nouveau sur Dxun. Aux victoires de Taris, Serroco, Omonoth ou encore Duro, avaient succédés les défaites. Ce qui avait été si durement gagné avait été si facilement perdu !
Ce mystérieux Jedi qui se faisait appeler « Le Revanchiste », Revan pour les intimes ou ceux qui préfèrent les diminutifs, était entré en scène et la peur avait changée de camp. Cette fois-ci, c’était au tour des Mandaloriens de fuir dans la jungle, de prédateurs ils étaient passés au statut de proie …

L’Inconnu frissonna légèrement et secoua la tête pour en chasser les mauvais souvenirs.

Quant à sa troisième et dernière visite ... elle avait eu lieu dans le cadre d’une mission confiée par Mandalore l’Ultime en personne !

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-3960 avant BBY, soit 1 an avant le début du JDR, Lune de Dxun

Mandalore avait parlé il ne restait plus qu’à obéir !

La mission était à la fois simple et complexe. Pendant que les vestiges de l’Armée Mandalorienne se repliait sur Althir, 122 soldats, tous des vétérans et des Mandaloriens de souche, avaient été choisis pour entreposer et cacher un maximum de ressources sur la lune de Dxun.

Les traces de la bataille, et de la défaite, étant encore fraiches ici, personne n’imaginerait qu’ils reviendraient s’infiltrer derrière les lignes ennemis pour établir une base arrière. Cette stratégie n’était pas très Mandalorienne mais d’un autre coté, depuis le début de la guerre leurs chefs avaient rarement agis en tant que tels.

Abey avait pris du grade, autant pour ces faits d’armes que par manque d’officiers qualifiés. La guerre avait fait sa moisson de mort dans les rangs des Mandaloriens d’origine, et les nouvelles recrues, bien souvent intégrées de force au fur et à mesure des conquêtes, n’étaient pas suffisamment fiables pour qu’on leur confient autre chose qu’un blaster.
Son armure bleue de Néo-Croisé, synonyme des troupes de base et des Sergents, avait donc été troquée contre une rouge, couleur un peu trop voyante à son goût au milieu de la jungle, mais qui symbolisait son accession au grade de lieutenant.
Depuis la disparition de son Commandant Rohlan Dyre sur Vanquo, c’était Canderous Ordo qui désormais portait l’armure jaune correspondant à ce rang. Cela faisait plus de douze années qu’ils combattaient tous les deux côte à côte et malgré des méthodes différentes, l’expression frères d’armes n’avait jamais eu autant de sens.

- « Abey, ou en est-on dans les préparatifs de départ ?

J’ai eu ce matin des nouvelles du front et elles ne sont pas bonnes. Les nôtres ont perdu Althir et font route vers Malachor V pour tenter une contre-attaque.
Cela fait déjà plus de 3 mois que nous pourrissons dans nos armures, à creuser des trous comme des dik’ut. »

Effectivement les derniers temps avaient été particulièrement difficiles, le climat local ne leur laissant aucun répit, mais aussi en sachant qu’ils étaient loin des combats et dans une totale ignorance de l’issue de la guerre. Par mesure de sécurité, les communications avaient été réduites au strict minimum et le haut commandement, représenté par Cassus Fett, ne les contactait que toutes les quatre semaines environ.

Canderous et Abey avaient tout d’abord commencé par diviser leurs hommes en escouades de douze soldats, toutes menées par un Sergent, qui en fonction de leurs attributions ou de leur localisation géographique leur rendait compte à l’un ou à l’autre. Eux-mêmes s’étaient établis dans la plus grande base avec une escouade à leur coté.

Les missions de chaque groupe étaient bien spécifiques, avec le camouflage d’armes, de véhicules, de nourriture non périssable, de médicaments ou encore de diverses prises ennemis. Un travail d’intendance épuisant mais essentiel, pour la reconstruction de l’armée de Mandalore.

- « Le départ ? J’ai bien peur que ce ne soit pas pour tout de suite ! Déjà nous avons perdu le contact depuis deux jours avec l’escouade du Sergent Bralor. Vu sa capacité à survivre en milieu hostile je ne me fais pas trop de souci, mais ça nous oblige à envoyer des hommes sur place pour vérifier … 6 jours de marche aller-retour.

Ensuite, les Sergents Zuka et Kelborn m’ont averti ce matin que des complications étaient survenus dans le piégeage de leurs bases souterraines. L’humidité pénètre dans tous les systèmes électroniques, il va donc falloir fonctionner à l’ancienne … fosses, mines, arbres à pointes, la totale ! La bonne nouvelle, c’est que Dravel et Kex nous rejoignent sans avoir perdu un seul de leurs hommes. »

Canderous leva les yeux vers les nuages bas qui les surplombaient. Il inspira profondément, sa décision étant prise :

- « Ecoute Abey, il faut que je sache ! Je partirai demain matin pour Malachor V, une fois que tes Sergents auront effectués la jonction … De mon coté, deux groupes sont déjà rentrés, dont celui de Bendak qui m’accompagnera avec ses hommes. Je suis sans nouvelles des deux derniers Sergents, mais j’ai peu d’illusions quant au sort de ceux qui sont allés vers ce temple maudit ! Les autres ne devraient plus tarder à rentrer maintenant.

Je te confie donc le Commandement jusqu’à mon retour, j’enverrai un message à chaque groupe pour les informer … suivez l’homme en rouge ! Avec ça, ils ne devraient pas se tromper ! Allez ne fais pas cette tête là mon frère, j’ai pris soin de cacher une caisse de brandy Corellien dont tu me diras des nouvelles, ça aussi ça fait partie de l’effort de guerre ! »


Le lendemain, dès l'aube, les répulseurs de l’appareil qui s’apprêtait à décoller repoussaient la brume environnante. Au pied de la passerelle, Canderous et Abey se faisaient face :

- « Je réalise que c’est la 1er fois que nous ne partons pas ensemble depuis bien longtemps. Désolé de te priver d’un voyage d’agrément, mais c’est le privilège de la hiérarchie »

La tentative d’Ordo pour tenter de détendre l’atmosphère tomba à plat. Mains sur les hanches, son second avait dû mal à contenir sa frustration :

- « Tout cela est bien beau Canderous, mais si tu ne revenais pas, si nous perdions cette guerre ? Nous ne pourrons pas attendre éternellement sur Dxun l’arrivée d’un nouveau Mandalore ! »

- « Je sais tout cela, j’y ai déjà réfléchi … si les choses tournaient mal, il nous faudrait disparaitre pendant un temps, nous faire oublier. Les hommes devront se disperser et se cacher jusqu’à ce que l’un d’entre nous puisse de nouveau porter le masque sacré ! Vu nos aptitudes, nous ne devrions pas avoir trop de problèmes à trouver des emplois dans cette Galaxie violente et en reconstruction.
Mais nous n’en sommes pas encore là ! Je fais l’aller-retour sur Malachor V et je reviens aussitôt je te le promets ! En cas de contretemps … rendez-vous ici même dans un an jour pour jour ! »

Canderous courut à l’intérieur du vaisseau et la passerelle se referma derrière lui. C’était la dernière fois qu’Abey devait voir son ami vivant …

Moins d’un mois plus tard, il avait réussi à capter une communication provenant de la République. C’est comme ça qu’il avait appris que Revan avait battu Mandalore en combat singulier, retirant le masque de son cadavre pour empêcher toute succession.
C’est aussi par ce vieux transmetteur qu’il avait su pour Malachor V et Bao Dur le Zabrak, qui, par l’utilisation d’une seule arme, avait détruit l’intégralité de l’armée Mandalorienne. Cassus Fett et Canderous Ordo avaient disparu sans laisser de traces, leurs corps n’ayant jamais été retrouvés.

Abey Tyrel avait alors pris ses responsabilités en réunissant tous les Mando’ade encore présent sur Dxun, soit une centaine d’hommes. Conformément aux consignes laissées par Ordo, il leur ordonna de partir en exil, de se fondre dans la masse. Quand l’heure de la réunification sonnerait, il les retrouverait d’une manière ou d’une autre.

Puis, il se retira dans ses quartiers pour se débarrasser de son armure rouge. Un sourire fugace apparut sur son visage en repensant à toutes les vannes qu’il avait entendu ces six derniers mois sur le sujet.
Abey se dirigea alors vers une caisse en métal, déposée dans cette base il y avait lui semble t-il une éternité …
Avec des gestes surs, il déverrouilla les sécurités et ouvrit lentement le couvercle : l’armure noire de son père était toujours là, qui l’attendait. Le casque avait disparu dès les premiers jours de son arrivée au siège des Néo-Croisé, probablement dérobé par un bleu qui voulait se construire une histoire. C’est d’ailleurs depuis cet incident qu’il avait piégé sa cantine.

Abey fut le dernier à sortir de la base. Les lourdes portes se fermèrent derrière lui et il entra les mots de passe nécessaires qui bloqueraient l’accès à tous les non-Mandaloriens. A l’intérieur une balise émettait un dernier message à l’attention de la vingtaine de soldats qu’il n’avait pu joindre, leur demandant de quitter la lune au plus vite, pour s’y donner rendez-vous dans un onze mois précisément.

Il rejoint ses hommes qui l’attendaient réunis devant les vaisseaux dont les moteurs chauffaient déjà :

« Mando’ade, en ce jour funeste où le Jedi Revan nous a volé le masque de Mandalore, je promet que je n’aurai de cesse de le pourchasser à travers la Galaxie jusqu’à mon dernier souffle !
A compter d’aujourd’hui je renonce à mon nom et à mon clan, jusqu’à ce que je revienne devant vous porteur du masque sacré ! La Galaxie connaitra alors l’Inconnu ! Mandalore L’Inconnu ! »

Une clameur monta des rangs et les Mandaloriens commencèrent à chanter en frappant en rythme leur armure de leur poing. Par petits groupes ils pénétrèrent tous dans les appareils qui décollèrent un à un, vers des destinations connus d’eux-seuls.

Plaqué dans son siège par l’accélération, Abey Tyrel ferma les yeux et sentit monter une rage sourde au fond de son être. Quand il les rouvrit, ce fut pour voir les étoiles scintiller devant lui … désormais elles brilleraient pour l’Inconnu !

postée le 23-08-2008 16:36
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Les Chroniques de Concord Dawn ...

- L'Inconnu : "Bonjour Professeur Farnsworth, je vous amène deux amis, c'est pour une vaccination contre la peste Karatos."

- le Prof : "Bonjour, bonjour. Vous avez raison mieux vaut être prudent avec cette maladie. En la contractant vous pourriez devenir aveugle, ce qui pourrait être gênant, surtout pour le pilotage. D'un autre coté cela vous éviterait de vous voir vomir vos tripes dans d'atroces souffrances ... aahh que voulez vous, le monde n'est pas parfait !"

- Tal' : "Hum, oui bon, dépêchons nous si ça ne vous dérange pas, on a une sphère à trouver nous".

- Voen : "Oui ne tardons pas, en plus je déteste les piqures !"

- Le prof : "Mais qui vous parle de piqure ? Cette technique moyenâgeuse est révolu depuis longtemps et j'avoue effectivement que ce n'était pas très agréable ...
Avec les progrès de la médecine, nous pouvons désormais joindre l'utile à l'agréable !

Regardez plutôt : grâce à cette sonde anale, le vaccin pourra être déposé directement dans votre gros intestin, ce qui représente un avantage non négligeable !"

- L'Inconnu : "Hum, bon les gars je vous attends dehors ... euhh ... bon courage ?"

postée le 08-08-2008 16:33
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Les Chroniques de Concord Dawn ...

- Tal' :"Mmmmmhh ... Ça fait du bien de changer de climat ! J'en pouvais plus de cette humidité sur Dxun. Qu'en penses tu mon cher Bron ?"

- Bron : "Je préfère les mondes aquatiques, içi l'air est un peu trop sec à mon goût ..."

- Jar-Jar : "Missa d'accord avec Bron !"

- Tal' : "AAHHH ! Mais qu'est que tu fous là ?"

- Jar-Jar : "Missa dette éternelle envers ti..."

- Tal' : "TA GUEUUUULLE ! TU SAIS OU TU PEUX TE LA FOUTRE TA DETTE ETERNELLE !? Je te demande comment t'es arrivé içi !!!"

- Jar-Jar : "Missa pas comprendre ... Missa faire grosse commission dans salle zéro-G quand tout à coup badaboum le vaisseau ! Missa bleu-bleu les choquottes, du coup missa faire encore plus grosse commission !
Mais tissa pas t'inquiéter, missa tout enlever et tout mettre dans capsule secours et hop ! Bon voyage kâkâ !"

- Tal' : "Arghhh ! Il a balancé la seule capsule de sauvetage du vaisseau, je crois que je me sens mal ..."

- Bron : "Allo Eglantine ? Içi Mirabelle ! Vous me recevez Mirabelle ? Içi on a un problème, Tal' nous fait un malaise, faudrai revenir au vaisseau !

postée le 01-08-2008 21:20
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Chap 7, Crossover part 3 : "L'Attaque des Colonies Zabrak !"

Kalar qui occupait la place du co-pilote indiqua un point précis sur le senseur :
- « C’est là qu’il faut frapper. En éliminant cette section, nous empêcherons les Mandaloriens d’opérer une jonction qui aboutirait à l’encerclement définitif de la Citadelle ».

A sa gauche, Sirak donna une poussée aux commandes du Starlight, qui se dirigea de toute sa vitesse vers un groupe d’une trentaine d’ennemis qui progressaient en longeant un petit bois. Il interpela Talman dans le comlink accroché à son casque, pour contacter son ami qui était monté prendre place dans la tourelle supérieure du vaisseau :
- « C’est parti Tal’, à toi de jouer ! Tu vois ces fourmis qui galopent à midi ? Met leur le feu au shebs comme ils disent ! Je m’occupe de te donner un angle de tir suffisamment dégagé. »

- « Regarde bien et apprécie la technique ! Je pourrai toucher ces gars là les yeux fermés ! »

Talman serra simultanément les deux poignées qui enclenchaient le tir des quadrilasers, qui balancèrent un feu roulant vers le sol. Aussitôt, les Mandaloriens commencèrent à courir, mais bien trop tard …. Ils ne les avaient pas vu venir, car Sirak s’était débrouillé pour mêler les couleurs du Starlight au soleil qui se dressait haut derrière eux. Les lasers tirés à bout portant firent des ravages dans le petit groupe qui était au sol.

L’appareil fila comme une flèche en rase motte et commença à entamer un nouveau passage.

- « Youuu hhouuu ! Tal’ tu as vu ça ? Je suis sûr que j’ai décapité tous les Mandalos de plus de deux mètres ! »

- « T’emballes pas mon vieux … si j’avais été aux commandes, ce sont tous les Mandalos d’un mètre cinquante qui auraient perdus la tête ! ».

Kalar coupa court aux conversations :
- « On se calme les enfants … nos amis casqués ont décidé de s’enterrer. Montrons leur que nous connaissons mieux le terrain. »

Changeant de fréquence il contacta Zank :
- « Tu en es où au niveau des capsules de secours ? »

- « La première est OK patron. Je bosse sur la deuxième qui a un problème de propulseurs, ça sera réglé dans 5 minutes ».

- « Hmm, bon OK mais ne traine pas, on peut avoir besoin de toi d’une minute à l’autre pour assurer le départ en hyper espace ».

Pendant ce temps, Talman et Sirak continuait le nettoyage de leur planète.
- « C’est Ok P’pa, tranchée nettoyée par tes humbles serviteurs. Par contre les têtes de seaux se sont planqués dans le bois. Ils ne sont plus nombreux à présent, on décroche ? »

- "Non, terminons le boulot ici. Ensuite nous irons effectivement prêter main forte à nos amis qui ont des difficultés en orbite".

Talman intervint dans la conversation :
- « Je ne comprends pas en quoi c’est notre affaire. La République avait promis de nous protéger des Mandaloriens. Ils devaient même envoyer des Jedis ! Barrons nous d’Iridonia et laissons les militaires gérer ce conflit ! »

Dans le fauteuil du pilote, Sirak regarda son père. Manifestement il partageait la vision des choses de son ami Talman.
Kalar repris la parole :
- « Vous avez vu les appareils de la République ? Vous avez vu des Jedis ? Pour ces gens là nous ne sommes rien … ils interviendront le jour où les Mandaloriens seront dans leurs lits suspendus sur Coruscant, pas avant. Il n’y a que nous … alors on termine içi et on s’en va … ».

- « Comme tu veux P’pa .. »

Sirak s’engagea dans un double looping pour se remettre sur la trajectoire du petit bois.
- « Tal’ tu vas bien ? Toujours l’estomac bien accroché ? »

- « Je vais te montrer moi comment on fait digérer les gens ! »

Talman, tira le levier qui était à la droite de son fauteuil, et la « surprise du chef » comme l’avait dénommé Zank, fila vers le sol.

Le Starlight tout entier fut propulsé vers l’avant, suite au souffle que la bombe sonique avait déclenché en touchant le sol.
- « Et voilà le travail ! Y’a rien là ? Bientôt je serai connu sous le nom de Tal l’exterminateur ! ».

- « T’enflammes pas mon pote, ça bouge encore en bas »

- « Pas possible ! Mais en quoi y sont fait ces mecs là ? Ils sont increvables ! »

Effectivement, trois silhouettes bougeaient encore au sol et semblaient s’activer autour d’une pièce d’artillerie.

Sirak appuya de tout son poids sur les commandes :
- « Tu vas voir s’ils sont increvables. Allez Tal’, balance la sauce et on se casse »

Les quadrilasers firent feu, mais au même moment, le canon des Mandaloriens tira lui aussi une salve destructrice. Le Starlight fut touché de plein fouet, trembla sur son axe et les alarmes retentirent soudain dans tout le vaisseau.
Sirak avait un mal de chien à maintenir la trajectoire, la stridence des sonneries d’alertes lui vrillaient les tympans et les lumières du cockpit étaient toutes passées au rouge.

Le diagnostic de Kalar fut sans appel :
- « On a perdu les boucliers avants ! Sans eux le vaisseau aurait été coupé en deux ! Zank amène toi, on a besoin de toi içi ! Zank ? Zank ? »
Kalar regarda sur sa droite, à l’emplacement de la capsule de sauvetage, et le trou noirci qu’il vit dans la coque ne lui dit rien de bon. Les cloisons étanches s’étaient fermées et si Zank étaient toujours vivant à l’intérieur de la capsule, il ne survivrait pas au passage dans le vide de l’espace.

- « C’est bon les garçons, on décroche ! Sirak trouve nous un coin pour réparer et récupérer Zank, on en peut pas quitter la planète sans savoir … Sirak ! ».

Mais son fils n’écoutait déjà plus et il avait déjà fait virer de bord le puissant cargo. Le Starlight filait à présent au ras du sol, tel un trait de feu.
- « Tal’ c’est le moment de prouver que tu tires aussi vite que tu pilotes ! »

- « T’inquiètes ! Le vieux Zank est déjà vengé ! »

Kalar plissa les yeux et distingua les trois silhouettes des Mandaloriens, alignées, fusils épaulés, prêt à faire feu comme un peloton d'exécution …
- « Sirak ! Nooooooonnn !"

Une nouvelle fois, le Starlight se mit à tanguer et les tirs de Talman se perdirent dans le ciel d’Iridonia. Pourtant il n’avait pas ressenti le choc des lasers ennemis.
-« Mais Sirak, qu’est-ce que tu fous à bouger comme ça ? Comment veux-tu que j’aligne ces mecs ? »

Seul un léger crachotement se fit entendre dans son comlink.

D’un geste brusque il arracha son casque et glissa le long de l’échelle de coupée qui le ramenait dans les coursives. Au moment d’arriver au cockpit, le vaisseau s’inclina dangereusement sur la droite et Talman fut propulsé sur la cloison. Il secoua la tête pour reprendre ses esprits et s’engagea vers la tête de l’appareil. Il aperçu brièvement au passage le corps de Zank, qui gisait dans le couloir … ou plutôt une partie … visiblement, les jambes étaient derrière la cloison d’étanchéité.

Talman avait la sensation d’avancer au ralenti et ce qu’il voyait lui semblait irréel, comme s’il regardait à travers les yeux d’un étranger en train de rêver.
Dans le poste de pilotage, trois trous béants crevaient la verrière. Une tache sombre s’élargissaient sur la poitrine de Kalar, dont la tête reposait sur son épaule… quant à son ami Sirak, il était affalé sur la console de pilotage.

- « Sirak ! Sirak ! »

Il redressa son ami. Un des tirs lui avait arraché le bras gauche et il lui manquait toute une partie du visage.
- « Oh non … Sirak … ».

Une ombre grandissante envahie soudain le cockpit. Avec horreur Talman s’aperçut que le vaisseau était en train de plonger dans le canyon !
D’un mouvement il pris la place du pilote à la place de son ami. Le bruit du corps chutant sur le sol faillit lui faire perdre conscience.
Dans un brouillard rouge, il effectuait des gestes mille fois répétés. Obturation des verrières par les panneaux de protections, affichage tridimensionnel de la vue extérieure et surtout, il tirait de toutes ces forces sur les commandes.
Pour la première fois, le Starlight ne brillait plus, la noirceur du profond canyon éteignant sa flamme petit à petit.

Soudain l’impossible se produisit ! Talman sentit le vaisseau se redresser, comme porté par le vent ! Oui ça ne pouvait être que ça ! Ils soufflaient parfois à plus de deux cent kilomètres heures dans certains de ces couloirs étriqués.

L’appareil s’élança hors du gouffre !

Talman riait et pleurait à la fois, le vent l’avait sauvé et pour la première fois il aima profondément sa planète ! Avant sa mort Kalar avait pu programmer le saut en hyper espace et après une longue boucle autour de sa ville, autour de son passé, Tal’ enclencha les moteurs et passa en vitesse subliminique …
Il riait, heureux d’être toujours en vie … Il pleurait la perte de ces amis, il pleurait sur la guerre, alliés ou ennemis peu lui importait, il avait apprit aujourd’hui qu’ils ne valaient pas mieux les uns que les autres …


Dans la plaine, trois Mandaloriens avaient enlevés leurs casques et posaient un genou à terre, épuisés par la bataille …


Tout en haut du canyon, un homme était lui aussi un genou à terre, complètement exténué.
Il prit appui sur l’épaule de l’adolescent qui était près de lui et se redressa doucement. D’un geste il remit de l’ordre dans sa bure et eu un sourire bienveillant à l’adresse du jeune homme qui le regardait, les yeux brillants d’admiration :
- « Maître ! Ce vaisseau, c’est incroyable, comment avez-vous fait ? »

- « Tu dois apprendre à voir au-delà de ce que tes yeux te montrent mon jeune Padawan … quand la Force est ton alliée, la taille n’a plus d’importance .. »

- « Maître, alors moi aussi, un jour je sera capable de porter un vaisseau ? »

Maître Suga sourit de nouveau :
« Ne t’inquiètes pas pour ça Khafrê, la Force est puissante en toi. Un jour tu seras capable de renverser des montagnes, crois moi ! Allons viens à présent, la route est encore longue jusqu’à notre appareil et le Conseil attend notre rapport sur les évènements qui viennent de se produire içi ».

Khafrê Sarê regarda vers le ciel et sourit à son tour … oui, un jour il aurait la puissance de renverser des montagnes !

postée le 21-07-2008 18:01
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Chap 6, Crossover part 2 : "L'Attaque des Colonies Zabrak !"

-3963, Planète Iridonia.

Les cris de panique résonnaient dans toute la Citadelle. L’invasion Mandalorienne avait commencé la veille, au moment où les stations orbitales d’Iridonia avaient soudainement cessées d’émettre …
Depuis le matin, ces guerriers sans pitié nettoyaient systématiquement les villes les unes après les autres. A présent c’était leur tour.

En haut des murailles, Kalar, un Zabrak d’une cinquantaine d’année puissamment bâti, regardait les Mandaloriens qui encerclaient inexorablement leur ville par petits groupes. Il caressait son bouc d’un air pensif et, de temps en temps, balayait de la main les longs cheveux bruns qui tombaient derrière ses cornes.

Il saisit enfin son comlink :
- « Zank, fait chauffer les moteurs du Starlight, nous partons dans moins d’une heure. Et débrouille toi pour mettre la main sur mon fils avant le départ. »

Une voix nasillarde répondit :
- « Mais je n’ai pas vu Sirak depuis ce matin ! Il doit encore trainer quelque part avec Talman. »

- Peu m'importe ! De toute manière j’arrive d’ici cinq minutes pour t’apporter de l’aide.

Il éteignit son comlink. De l’aide, oui ils en auraient tous bien besoin d’ici peu de temps !
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- « Laisse tomber je suis bien meilleur pilote toi … »

Sourire en coin, affalé dans un confortable fauteuil et les pieds sur la table, Talman narguait du regard son ami d’enfance. Le monde s’écroulait autour d’eux et ils continuaient de plaisanter comme si de rien n’était. Leur sentiment d’invulnérabilité était symptomatique de leur âge, avec en plus ces chez deux là, le grain de folie qui fait parfois la différence entre les héros ou les idiots.

25 ans tous les deux, dont une bonne quinzaine d'années passées sur des moto jets lors de courses effrénées dans les canyons, sur des surfs à répulsion au-dessus des mers d’acides ou encore sous des ailes volantes à propulsion, au milieu des tourbillons de vents et leurs rafales qui soufflaient à 200 km heure.

Sirak inspira profondément et regarda autour d’eux. La Cantina était déserte à présent, la plupart des chaises renversées et avec parfois encore des verres pleins sur certaines tables.

« C’est moi, le meilleur …. Et tu sais pourquoi ? Tout simplement car je possède un appareil alors que toi tu es plutôt dans la catégorie … piéton ! »

- « Pffff … avec un père qui possède une flotte pareille, facile pour toi d’avoir un vaisseau ! Allez sois courageux ! Je te parie le Starlight au Dejarik ! Si je perds … hmmm et bien je te servirais de co-pilote pour les vingt prochaines années ! Si bien sûr le salaire est correct … »

- « Et allez, parle moi encore d’argent ! Si on pariait plutôt sur ta capacité à fermer ta grande g …. »

Le comlink de Sirak crachota, et la voix de Zank se fit entendre :
« Sirak, ton père vient d’appeler. Tu dois nous rejoindre au hangar 14 de toute urge… »

La communication fut coupée et plus aucun son ne sortit du petit appareil.

« Talman on se bouge. Je crois que mon père s’est enfin décidé à quitter ce caillou avant que les têtes de seaux ne se fassent un collier avec nos cornes ! »

« Pas trop tôt ! Je commençais à m’endormir içi. En plus ça fait un moment que je n’ai plus piloté, je commençai à rouiller ».

« Toi piloter ? Tu rêves ! A moins bien sûr que tu arrives avant moi au hangar … »

Sur ces mots, Sirak Lokar, partit à toute jambe, suivi de près par son ami de toujours, Talman Edu.
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Zank travaillait pour Kalar Lokar depuis plus d’une vingtaine d’années et il était le mécano attitré du Starlight. Ce vaisseau était un petit bijou, et malgré les évènements tragiques qui se déroulaient dehors, il ne pouvait s’empêcher de le regarder comme la 1er fois.

Sorti des usines Kuat, il faisait partie des séries YT, réputées pour leur longévité et leur fiabilité. Comme tous les vaisseaux de la flotte de Kalar, dédiée aux transports des personnages les plus importants de la planète, il était de couleur or, avec une large bande noire transversale. En cet après-midi ensoleillé, les dorures en devenaient presque aveuglantes.

Sirak arriva à cet instant en courant et s’arrêta le souffle court près de Zank, s’appuyant sur son épaule pour calmer le fou rire qui l’animait. Comme d’habitude Talman n’était pas loin derrière lui.

- « Pour une belle course, c’était une belle course ! J’ai adoré quand tu t’es pris les pieds dans ces paniers en osiers et que c’est le cul de l’Eopi qui a amorti ta chute ! »

Talman époussetait son pantalon d’un air honteux.
- « Mouais … on dira que tu as eu de la chance … »

C’est à ce moment que Kalar descendit de la rampe :
« Sirak, mon garçon …. Les nôtres sont en train de mourir et on t’entends rire depuis l’autre bout de la ville ! Je n’ai pas le temps de te sermonner pour ça aujourd’hui car je dois partir dès que possible … chaque minute perdue nous tue un peu plus … Je voulais simplement te voir une dernière fois avant de décoller ».

Toute trace d’insouciance disparu du visage de Sirak et il se précipita vers son père.

- « Mais de quoi tu parles ? On part ensemble de toute manière, on quitte la planète ! »

- « Non mon fils … Mon fidèle Zank et moi-même allons donner le tournis à nos ennemis, histoire de gagner un maximum de temps pour que le plus de gens puissent s’enfuir. Il y a peu de chances que nous revenions en un seul morceau ... Prends une petite navette avec Talman et profitez de la diversion pour vous esquiver. Si tout se passe bien, nous nous retrouverons chez ta mère".

Mais Sirak n’écoutait déjà plus. Il courut le long de la passerelle d’embarquement et se retourna vers Talman.
- « Je ne t’oblige à rien Tal’ … mais il nous manque quelqu’un aux quadrilasers. Je sais que ce n’est pas ta spécialité mais bon, on fera avec »

Talman esquissa son fameux sourire en coin.
- « Tu oublies une chose importante … c’est moi ! Et quand j’en aurai finit avec tous ces Mandalos, je prendrai les commandes du Starlight ! »

- "Moi vivant, jamais !"

Les deux amis s’engouffrèrent à l’intérieur du Starlight. Kalar croisa le regard de Zank et haussa les épaules.
- « Je savais que ça se passerai comme ça … Sirak est une tête brûlée, le meilleur pilote de l’entreprise familiale et … mon fils ! Allez Zank, va te poster à l’avant, histoire de vérifier les capsules de sauvetage, je m’occupe des programmations de vol en hyper espace … pour le cas où nous nous en sortirions bien sûr ! »

Telle une flèche enflammée, le Starlight s’élança vers le ciel d’Iridonia, et après un large cercle autour de la Citadelle se dirigea vers les grandes plaines … la chasse aux Mandaloriens était ouverte !

A suivre ...

postée le 19-07-2008 18:44
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Les Chroniques de Dxun ...

> L'Inconnu : " Cette jungle est trop calme ..."

> Voen : "Oui, bien trop calme ..."

> L'Inconnu : "hmm, c'est un p'tit peu bien trop calme ..."

postée le 19-07-2008 16:27
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Chap 5, Crossover part 1 : "L'Attaque des Colonies Zabrak !"

-3963, Planète Iridonia.

Foutue planète ! Même après 10 ans de combat, Abey arrivait encore à se demander quel était l’intérêt de son peuple de conquérir des mondes aussi inhospitaliers. Pas étonnant que les Zabraks soient connus pour leurs conquêtes spatiales ! Qui voudrait vivre sur ce caillou balayé par des vents qui soufflent à plus 200 km / heure, lézardé de canyons sans fond et où les rares zones habitables étaient bordés de mers acides.

Pour les Mandaloriens la première phase de la bataille s’était déroulée comme d’habitude avec succès, l’intégralité des stations orbitales avaient été détruites et l’espace Iridonien leur appartenait.
La deuxième phase de la bataille se déroulait comme d’habitude avec difficultés, les troupes avaient débarqué et l’élimination des poches de résistance était en cours.

Abey courait de toute la vitesse dont il était capable, et il ne s’en sortait pas trop mal au vu du poids qu’il devait trimballer entre son armure et son équipement. Son souffle résonnait dans son casque et son sang lui battait les tempes à chaque foulée. Une tranchée naturelle serpentait devant lui à moins de 10 mètres à présent, 5 mètres, 2 mètres …. Les quadrilasers labourèrent la terre juste derrière lui et le vaisseau lui passa au-dessus, à moins de 30 mètres du sol. Soit ce pilote était un as, soit il était complètement fou !

Il sortit brièvement la tête de son trou pour constater qu’une dizaines de ses frères avaient manqué de vélocité sur ce coup là ….

La journée avait pourtant bien commencé avec l’encerclement de cette petite citadelle. Positionnée sur une grande plaine terreuse, elle était encadrée par trois canyons qui formaient une sorte de triangle irrégulier. Mis à part un petit bois, les défenseurs avaient un vision d’ensemble bien dégagée pour voir venir l’ennemi et les hauts murs d’enceinte lui avait permis de bien résister toute la matinée.
Mais il fallait plus que quelques murs pour arrêter une armée Mandalorienne et les quelques 10000 Zabraks qui s’étaient réfugiés dans la cité l’avaient bien compris. De nombreux vaisseaux décollaient pour tenter de forcer le blocus spatial, et les nuages jaunes orangés qui apparaissaient dans le ciel bleu de la planète, laissaient peu de place au doute quant au destin funeste de leurs occupants.

Donc les vaisseaux tentaient de fuir, sauf celui qui les avaient pris en chasse. A première vue il ne payait pas de mine, c’était un petit cargo qui habituellement devait servir pour transporter de la marchandise ou des passagers. Son armement avait manifestement été bricolé par son propriétaire car les lasers de la tourelle supérieure avaient une puissance et une précision trop diabolique pour un simple yacht de croisière.

Baroud d’honneur ou diversion, en tous cas le vaisseau était en train de les pilonner méthodiquement et les 30 bonhommes de son escouade allaient tous y passer s’ils n’arrivaient pas à le descendre. Du haut des murailles 1 kilomètre plus loin, montaient des clameurs de joie chaque fois que les lasers touchaient leurs cibles …

Courbés en deux, Abey et les autres survivants progressaient en file indienne dans la tranchée, menés comme toujours par Ordo. L’appareil effectua dans le ciel un large virage qui se termina par une attaque en piquée … il allait tenter de prendre la tranchée en enfilade ! Les batteries crachèrent leurs feux mortels sur les Mandaloriens qui s’égayèrent en tout sens.
Abbey sentait la terre tressauter à chaque impact dans le sol et un de ses compagnons fut tué juste devant lui. Le tir lui décolla littéralement la tête du corps, qui rebondit sur ses épaules avant d’aller rouler quelques mètres plus loin, toujours dans son casque.

- « Fierfek on va tous y passer ! »
- « A couvert sous les arbres ! Plus vite ! Plus vite !»

La dizaine de Mandaloriens survivants pénétrèrent dans le bois dans un bel ensemble et effectivement les tirs de lasers s’arrêtèrent pile à la lisière des premiers arbres. Le vaisseau exécuta un double looping et revint pour un nouveau passage au-dessus de leurs têtes, mais à la place du vacarme des quadrilasers, un léger sifflement se fit entendre …

- « Bombe sonique ! A terre ! »

Dans une vibration assourdissante, le bois fut rayé de la surface de la plaine. Abey se releva tant bien que mal, avec l’impression d’avoir été mâché par un Zakkeg de Dxun. Le souffle l’avait arraché du sol et il avait parcouru au moins trente mètre en vol plané, c’était un miracle qu’il soit en un seul morceau et ça il le devait à son armure !
Il regarda aux alentours pour s’apercevoir qu’ils n’étaient plus que trois … Canderous, Janx et lui … Les autres avaient eu moins de chance … Certains qui n’avaient pu se baisser à temps avaient été déchiquetés par les éclats des arbres qui avaient explosé, d’autres avaient été réduits en bouillie par la décompression due à l’explosion.

Canderous Ordo était lui aussi déjà debout, en train de relever un E-Web lourd qui devait trainer là depuis la bataille du matin. Abey récupéra un unique chargeur Merr-Sonn qu’il trouva par terre et rejoignit leur sergent avec son dernier compagnon d’armes.

- « Sergent des munitions ! »

- « Merci Vode … A présent c’est le moment de vérité … Allez approche, foutue tête à corne ! J’ai une surprise pour toi, tu m’en diras des nouvelles ».

Effectivement, le cargo revenait en rase-motte et son artilleur fit feu quasiment en même temps que Canderous Ordo qui balança une rafale d’au moins cinquante tirs à la seconde en plein dans le museau du vaisseau. L’impact fut rude et il tangua de façon violente sur son axe, permettant entre autre de disperser les tirs qui leurs étaient destinés.

La joie des trois Mandaloriens fut de courte durée … lentement mais sûrement, l’appareil était en train de faire demi-tour ! Cette fois c’était fini ! Exposés comme ils l’étaient, sans protections naturelles et sans munitions pour leurs canons, ils n’avaient aucune chances de s’en tirer !

Canderous se tourna vers eux

- « Allez fils ! Comme à la parade ! »

Il se redressa alors vers l’ennemi qui approchait, les jambes bien plantés dans le sol, son fusil blaster lourd pointé vers le vaisseau qui se rapprochait. Abey et Janx se positionnèrent chacun de son coté, fusil blaster prêt à faire feu.

La batterie de l’appareil se mit en marche et laboura la terre à cinquante mètres devant eux. De petits nuages de poussières se rapprochaient à grande vitesse quand enfin Canderous murmura :

- « Colle toi ça au cul et ramone ... di’kut ! »

Les 3 blasters crachèrent leurs projectiles en même temps. Aussitôt, le vaisseau se remis à tanguer et le feu roulant des batteries stoppa net. Le sol autour d’eux sembla se soulever au moment du passage de l'appareil, qui continua sur sa lancée en planant. Soudain il vira sur le coté et plongea directement vers un des canyons. Il disparu enfin de leurs vues, avalé par le vide.

Abey et Janx se donnèrent un bon coup de casque pour fêter leur victoire, quand la voix d’Ordo se fit entendre, lugubre :

- « Y a pas eu d’explosion … c’est pas fini … »

Comme une flèche, le vaisseau s’élança hors du précipice ! C’était tout simplement impossible ! Le pilote avait réussi à redresser avant le crash et avait sauvé sa peau … mais cette fois-ci il devait en avoir assez, car après un large cercle au-dessus de leurs têtes, il prit la direction du ciel pour quitter la planète. Il courrait probablement vers sa mort, car Abey l’apprendrai plus tard, seuls 1% des vaisseaux réussiraient à forcer le blocus …

En haut des remparts de la Citadelle, les clameurs s’étaient tues, remplacées par le murmure des prières ….

Canderous, Abey et Janx se regardèrent un instant, puis leurs yeux dont toute pitié avait disparu se tournèrent vers les murailles.

- « Allons- y les gars …. Y’a de la monnaie à rendre … ».

Abey acquiesça, observa les hauts murs fortifiés, et se fit la promesse que le prochain Zabrak qui tomberait entre ses mains apprendrait à voler dans très peu de temps ….

postée le 11-07-2008 16:48
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Les Chroniques de Dxun ...

- Tolen Sya : "Allo Eglantine ? Içi Mirabelle ! Eglantine vous me recevez ? Alors où en êtes-vous ?

N'oubliez pas que vous avez 10 000 crédits chacun qui vous attendent !

- Voen : "Allo ? Allo ? Désolé, on vous reçoit très mal Mirabelle ... ça va couper on passe dans un tunnel !"

- L'Inconnu : "Avec tout ça je vais pouvoir me payer une nouvelle armure ! Et toi Tal' tu as des projets ?

- Tal' : "Ouaip ! Je vais faire repeindre mon vaisseau !

- L'Inconnu : "Mais ... certains pourraient le faire pour beaucoup moins cher ..."

- Tal' : "Et ben, ils n'auront qu'à passer 2 couches !"

- Khafrê : "Alors voyons voir... un artefact Sith, une nouvelle bure en tergal, un sabre laser chromé qui s'illumine, qui vibre et autres fonctions diverses et variés ..."

postée le 10-07-2008 16:57
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Les Chroniques de Dxun ...

- Pumba : "Alors ils en sont où ?"

- Indiana : "Ben c'est pas fameux ! Je crois qu'ils sont tombés sur un os"

- Shreck : "10 contre 1 que le petit qui a un œil en moins y passe^^"

- Indiana : "Tenu !"

- Joe le GI : "Ou là là ! Que de violence ! J'espère que le grand barbu va s'en sortir ! J'aime bien les barbus ... surtout les spécialistes du ramonage ..."

- Jar-Jar : "Missa préféré Tal ! Tissa sauvé missi ! Missa suivre Tal toute sa vie maintenant !"

- Shreck : "PROOOOOUUUUUUTTTT .... oh là là, décidément avec ces cigales on s'entend plus ... hum^^"

postée le 05-07-2008 15:37
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Chap 4 : "Mort et Naissance d'un Guerrier ..."

-3977, Planète Cathar.

Abey venait de survivre à sa deuxième bataille, si bien sûr on pouvait qualifier de combat ce véritable massacre qui se déroulait depuis 6 jours.

Sur Althir, les choses avaient été différentes car la majeure partie du conflit avait eu lieu dans l’espace. Il n’était alors qu’un soldat parmi les autres, entassés dans les vaisseaux transporteurs de troupe, s’attendant à chaque seconde qu’un missile les vaporisent ou pire encore les expédient encore vivants dans l’espace. L’ennemi était alors abstrait, simplement représenté par ces éclairs de lumière qui zébraient le ciel.
Même arrivé une fois sol, les défenses de la planète étaient quasiment annihilés et les derniers opposants s’étaient rendus.


Sur Cathar, Abey s’était tout d’abord réjouit de ne plus connaître cette angoisse qu’est l’attente d’un coup fatal, qu’on a même pas vu venir et sur lequel il n’avait aucune maitrise …jusqu’au moment du contact avec les troupes locales …

Les Cathar sont des humanoïdes à l’allure féline et qui en ont toutes les caractéristiques athlétiques. Vif, rapide, musculeux, ils sont de redoutables combattant dans le corps à corps. Malheureusement pour eux leur carence technologique fit la différence face à des Mandaloriens dont les basiliks firent des ravages dans leurs défenses. Sans parler de l’équipement de base de ces soldats de choc, laser, lance-flammes, grenades, lames de toute sorte …. Sans parler de leur état d’esprit, détermination, esprit de corps, envie de revanche …

C’était en tout cas ce que Cassus Fett, Commandant en chef de cette attaque avait été chercher au plus profond d’eux. Abey avait été littéralement exalté en entendant le récit de la trahison des Cathars envers Exar Kun et Mandalore l’Indomptable. Il allait enfin pouvoir commencer à regagner l’honneur perdu de son père !

A présent, Abey était à genoux, au milieu d’un immense champ de batailles qui fumait encore. L’odeur atroce qui montaient le prenait à la gorge, mélange acre du sang et des entrailles des corps répandus alentours. A perte de vue les cadavres des Cathar s’entremêlaient avec ceux de ses semblables, avec ceux de ses amis. Son cerveau lui semblait brumeux, avec de temps en temps des flashs qui en trouaient l’épaisseur . Des images de violences, des cris de douleurs, des grognements dans l’effort, le bruit de la chair qui percute la chair.

Etait-ce lui qui avait jeté un détonateur thermique sur ce groupe ? Etait-ce lui qui avait collé le canon de son pistolet sur cette bouche grimaçante ? Etait-ce ses mains qui s’était resserrée autour de ce cou, plongeant dans la fourrure et serrant encore et encore, jusqu’à ce qu’un craquement se fasse entendre ? Enfin, était-ce ses doigts qui avaient senti rouler hors de leurs orbites les yeux de son ennemis ?

Abey vomit dans son casque …

Puis comme si son armure pesait des tonnes, il réussit péniblement à se relever et se dirigea d’un pas mal assuré vers la tente de commandement qui avait été installé un peu plus loin. En chemin, il tomba sur son capitaine, Canderous Ordo, et sur le sergent Rolhan Dyre. Leurs armures étaient maculés de tâches sombres avec parfois des lambeaux de peaux ou des touffes de poils encore accrochés sur certaines aspérités. Abey se rendit compte que sa propre tenue avait la même apparence et il faillit encore retourner son estomac.

- « Tu t’es bien battu fils, tu peux être fier d’avoir si bien servi Mandalore ! Je pense qu’il est temps pour toi de rejoindre les Néo-Croisés. J’en parlerai à Cassus, afin que tu sois dans un premier temps affecté sur Dxun histoire de t’équiper correctement et que tu te refasses une santé avant de reprendre les campagnes ».

Les compliments de Canderous le mirent mal à l’aise et sa nouvelle « promotion » lui sembla soudainement déplacé. Derrière lui, les râles des agonisants résonnaient encore.
Canderous s’éloigna, le laissant seul avec Rohlan. Abey, enleva enfin son casque et se tourna vers lui :

- « Alors c’est ça l’honneur des Mandaloriens, être capable d’éliminer tout un peuple ? Où est la gloire là-dedans ? Où sont les héros ? Pourquoi suis-je encore en vie, pourquoi moi, pourquoi suis-je le dernier de mon escouade ?

Rolhan enleva à son tour son casque, révélant un visage couturé de cicatrices. Mais ce qui marquait le plus était son regard. A ce moment précis, on avait l’impression qu’il avait 1000 ans.

- « Si tu te poses des questions, c’est que tout n’est pas encore brulé chez toi petit. Nous n’en sommes qu’au début de cette guerre et les Croisés t’ont déjà mis le grappin dessus …. Tout ça va être très long, alors pour le moment garde tes questions de coté, sans pour autant les oublier et continue de protéger tes frères d’armes comme eux te protègeront. Une fois au bout du chemin, tu auras tes réponses ».

Il s’éloigna à son tour. Abey était seul. Il sortit d’une de ses poches, le holo que ses camarades et lui avait fait ensemble juste avant le départ pour Althir. Tous posaient fièrement l’arme à la main, leurs armures hétéroclites affirmant leur identité mieux que quiconque ne l’aurait fait. Il releva la tête et vit un petit groupe de soldats Mandaloriens qui commençaient à entonner le chant de la victoire. Non, il n’était pas seul … plus jamais il ne le serait ! Abey se dirigea vers eux et sa voix se mêla à celles de ses frères d’armes.

Aujourd’hui, ce champ de bataille avait fait sa moisson d’âmes, aujourd’hui ce champ de bataille avait accouché d’un guerrier.

postée le 29-06-2008 16:29
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